DAGMAR
Franck dit Bart

La revue de presse et médias

Facebook de Ange Rebelli

Pour le nouvel an, offrez (vous) un bol de sang revivifiant avec Dagmar, la véritable fausse histoire d’une vampire libertaire par Ange Rebelli (lui-même auteur) sur son face de bouc en date du 27 décembre 2012

 

Bluty est la vampiresse haute en couleur (raisiné vermeil) héroïne du roman intitulé Dagmar écrit pas Franck dit Bart. Autant vous dire que les histoires de vampires, à la base ce n’est pas trop ma tasse de thé (ou de sang de bœuf ?) trop galvaudé, Hollywood et les séries sont passées par là pour pourrir, amoindrir, pour châtrer tout l’intérêt romantico gothique du concept. Sauf que le mythe est complètement revisité, voir explosé, déstructuré ; il y a eu transfusion de sang neuf pour en redéfinir la substantifique moelle, pour en changer le rhésus ! En résulte une histoire qui traverse le temps d’hier à aujourd’hui : Dagmar alias Bluty 16 ans fugueuse, apprentie prostituée, modèle d’artiste, correctrice de la presse anarchiste dans le Berlin des années 1910, part en Suisse dans une communauté libertaire pour échapper à la grande guerre. C’est là qu’elle rencontre Armand, grande figure de l’anarchisme individualiste (il a vraiment existé) qui défend l’amour libre qu’il va lui apprendre dans la pratique !

Je ne vous raconte pas les péripéties qui suivent, elles sont nombreuses et rocambolesques. Le bouquin vaut aussi surtout par son style inimitable, une langue sans cesse réinventée par une poétique du vocabulaire qui n’hésite pas à néologiser ou argotiser. C’est un régal des mots et une liberté de ton qui rafraichit incontestablement le genre. S’en priver à notre époque de disette littéraire, ce serait passer à côté d’un roman hors norme, jouissif ! Une fois mordu, vous serez addict,  alors dégustez Dagmar gouttes après gouttes, et tel un vampire vous ne le lâcherez pas jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au mot « faim »

 

 

27/12/2012

Naturisme magazine

Article écrit par Michel Loetscher, lui-même écrivain en page 57 du numéro 21.

 

« Franck dit Bart connait sa Belle Epoque comme sa poche et s’y promène avec bonheur, tout en s’autorisant dans les lignes hautes tensions d’une turbo-écriture déjantée qui s’affranchit des codes narratifs « en vigueur » pour aller plus vite plus loin –des allers-retours dans notre blême hypermodernité ». (…)

« Manifestement, il y a un avant et un après La princesse de Clèves – et Franck dit Bart renouvelle une société tout comme la langue commune et les types romanesques ».

01/12/2012

France Culture

Mon interview pour La Vignette d’Aude Lavigne sur France Culture diffusée le vendredi 31 août 2012.

31/08/2012 — Source : France Culture

L'IMAGINARIUS

Franck dit Bart, auteur-chroniqueur chroniqué
Interview par Gaëlle Dupille pour le second numéro de l’Imaginarius

 

- "Dagmar" est un roman carrément très atypique, rempli de jeux de mots, à cheval entre deux époques... Comment t'est venue l'idée d'une histoire pareille ? T'es-tu levé un matin avec toute l'histoire en tête ou est-ce qu'elle a mûri peu à peu au fil de ta plume ?
 

Atypique, oui merci, je me revendique comme tel et si possible aussi inclassable puisque « Dagmar » s’aiguise les canines acérées à la fois au fantastique puisque roman vampirique, mais aussi historique de la période berlinoise avant la grande boucherie de la guerre 14/18, à l’histoire de l’art : l’expressionnisme allemand à travers Ernst Ludwig Kirchner artiste et personnage du roman, au polar avec la traque à la vampire de Paname au Médoc de nos jours, avec toujours une touche d’humour ma marque de fabrique !

Tout est parti du tableau « Homme et femme s’avançant dans la mer » (1912  d’Ernst Ludwig Kirchner). Mes personnages y étaient et s’y baignaient à nu ! Connaissant bien cette période historique en Allemagne, la trame du roman a pulsé la mise en scène de « Dagmar » dans ce contexte très riche et si vivant. Mais je ne voulais surtout pas m’enterrer dans la tombe uniquement à cette période qui correspond à la phase mortelle de « Dagmar ». C’est aussi pourquoi on la voit réapparaitre sur sa moto à l’orée des années 2000, devenue vampire ennemie publique numéro un et traquée par Ilostu le célèbre chasseur de vampires flanqué des flics. Contrairement à mes autres romans, où je travaille très spontanément et le plus librement possible dans ma trame narrative, pour « Dagmar » au contraire, j’ai conçu un plan très construit et structuré. Une critique qui m’a beaucoup touché parle d’un roman style feuilleton cinématographique. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’actions et des rebondissements et une chute vertigineuse à la fin de chaque chapitre pour tenir les lectrices et lecteurs en haleine. Quel travail (rires) !
 

 - T'es-tu inspiré de personnes réelles pour dresser le portrait de tes personnages hauts en couleur (je pense notamment à Dagmar/Bluty) ?  Et la Singette !! Où as-tu déniché l'idée improbable de créer ce
« personnage-là » ?

 

 

J’adore mes personnages féminins avec lesquels j’essaie d’entrer en osmose. Quand je les décryptais à fleur de peau sauvage j’y voyais certaines sacrées figures féminines. « Dagmar » alias Bluty est un joyeux cocktail de Pauline Julien, femme panique libre par excellence révoltée du Québec francophone, brune incandescente à la verve magnifique. Sa dégaine et son accent me faisaient tomber en amour quand j'étais ado presque au même âge que « Dagmar ». 

 

Mais aussi forcément du côté germain, j’y voyais « Dagmar » Krause qui a donné le titre au roman, une autre voix de l’avant-garde musicale éclectique en Allemagne et en Angleterre.

Quant à la Singette, c’est un singe femelle, incontrôlable marionnette qui existe et avec laquelle j’ai passé un contrat tacite. Histoire de créer toujours de nouvelles contraintes de jeux d’écriture. Comme quoi d’une manière ou d’une autre elle devait apparaitre dans tous mes écrits. Et dans « Dagmar » c’est le  doudou de la vampire, sa confidente, son souffre-douleur !



 

- Pourquoi avoir choisi de situer une partie de ton roman dans un Berlin du début du XXème siècle ?
 

 

Pour la simple et bonne raison qu’à cette époque, Berlin la « Baal Babylone » en plein essor était la plaque tournante de toutes les intelligentsias européennes et artistiques et que la vie battait son plein de révoltes, de créations en amours libres. L’Expressionnisme a pris sous son aile toutes ces expressions pour y jeter des ponts entre tous les arts. En plus, les écrivains, artistes, activistes avaient au moins deux revues ouvertes pour eux, sans compter les cabarets qui étaient des lieux de vie fantastique de rencontres et d’espoirs portés sur un autre futur. Il va sans dire que « Dagmar », jeune femme d’à peine 16 balais en rupture de ban avec sa famille, va s’émanciper et se découvrir au contact de cette bohème berlinoise et de toute cette faune si vivante qui lui tend les bras !



 

- Tu as volontairement choisi d'utiliser un vocabulaire assez cru et imagé. Pourquoi un tel pari ? Est-ce de la provocation ou tout simplement une manière d'être plus près de tes lecteurs en restant "naturel" dans ta manière de t'exprimer sur le papier comme dans la vie ?
 

 

J’adore les dialogues et je constate que par trop souvent à mon goût, les romans manquent de dialogues. J’aime entendre la voix de mes personnages me parler. Ils ne parlent jamais pour ne rien dire et leur mode d’expression leur appartient. « Dagmar » alias Bluty est entière. En plus elle a la chance d’avoir en elle un monde intérieur d’une grande richesse qui resurgit de ses tripes par sa bouche, quand elle s’exprime ou agit pour se nourrir au corps défendant de son entourage masculin souvent dépité, voir carrément sans vit, si tu me permets ce mauvais jeu de mot ! La crudité de mon phrasé est un plat de résistance du langage issu des fluides corporels qui s’affranchit des carcans d’une certaine littérature terne et débile style Twilight et consort pour ados attardés. Et puis aussi les dialogues donnent corps et mouvement au récit. J’aime le mélange des genres et des langues. Je peux employer à la fois une langue poétique à foison qui se mêlera ensuite à un langage argotique. Rien de tel que la salive des genres pour que le texte explose, donne vie aux personnages qui entrent en action. Je sais ça peut parfois surprendre. Sinon dans la vie de tous les jours, je suis une personne très ours et sauvage, qui supporte difficilement la vie en collectivité ou uniquement avec les personnes avec qui je partage certaines affinités électives d’humour de joie de vivre et de création. J’ai un besoin constant d’air nouveau et de respirations et j’éprouve de grandes difficultés à être enfermé.



 

- Tu es également l'auteur de "Carl et les vies parallèles ". Peux-tu nous parler de ce roman ?

 

 

Rien à voir avec « Dagmar », circulez (rires). C’est un roman familial qui relate la vie d’un couple qui se déchire en vacances dans le Médoc entre un père de famille naturiste et écrivain précaire simple et jovial et sa femme secrétaire de direction hautaine et un peu prout prout coincée. Ils sont flanqués de deux lardons. Et c’est la découverte du naturisme par les enfants avec le père sur une plage qui va disloquer la famille. Et puis l’écrivain va rencontrer une jeune femme qui a déjà lu ses bouquins et veut devenir son héroïne. En plus pour ne pas gâcher le tableau, le Carl revenu à Paname commence à entendre des voix qui s’échappent d’une éponge ! Zarbi le type ! (rires) C’est un roman rocambolesque où l’humour et la dérision fusionnent à plein tube. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire et j’ai beaucoup  ri à le lire à haute voix.



 

 - En tant que lecteur, quels sont tes goûts littéraires ? Es-tu fan d'un auteur en particulier ?

 

 

Je suis éclectique comme dans mes écritures littéraires à ne jamais vouloir être prisonnier d’un genre précis. Ça va de Boris Vian le génial ingénieux inventeur expressif  convulsif tant en zizique, chanson, roman, nouvelles, jazz, théâtre, opéra, traduction… C’est lui qui a inventé le rock pour de rire en France avec ses aminches Henry Salvador et Michel Legrand. C’est encore à lui que l’on doit le terme « tube » pour désigner en zizique, un morceau creux à plus forte raison une chanson bien remplie pour le plus grand nombre ! C’est encore Boris qui lança la littérature fantastique en France versus outre Atlantique avec ses traductions de A. E. Vogt. Je considère « L’écume des jours » comme le roman le plus abouti de l’histoire littéraire. Le jazz, la science-fiction et l’amour fou des surréalistes ensemencent à la démence ses superbes pages sensuelles, libertines et enflammées qui m’enchantent toujours autant, depuis ma première lecture ado, sous le jaillissement libertaire d’une géniale prof de français au collège à qui je dois beaucoup. C’est à cette période que j’ai commencé à écrire des poèmes, des textes débiles d’ados boutonneux. Il faut un début à tout, pas vrai (rires) ? J’aime aussi beaucoup Raymond Queneau dans ses variations littéraires ainsi qu’Alphonse Allais… Pour le fantastique, j’ai été subjugué par la saga « Dune » de Frank Herbert. « Dagmar » alias Bluty brocarde Bram Stoker. Toujours dans le style vampirique, Poppy Z Brite a beaucoup apporté en inventivité avec ses personnages gays. Je suis très curieux de toutes les littératures qui peuvent me surprendre et sortir des carcans établis et je suis très demandeur, quoique par trop souvent déçu ! J’allais oublier Jean Vautrin et le roman noir et social, le fabuleux feuilletoniste avec son aminche Dan Franck. Serge Brussolo est aussi génial, à la fois auteur de talent de fantastique, thriller, roman historique et nouvelles !
 

 

 

- Tu es non seulement auteur, mais en plus, tu es aussi chroniqueur pour "Le Mague". Comment fais-tu pour parvenir à tout concilier ?!

 

 

Chroniqueur sous le pseudo de la Singette : http://www.lemague.net encore la sacrée bestiole ! Je dois dire c’est beaucoup plus facile d’écrire à propos de supports livres, CD, DVD, et beaucoup plus court (entre 3 à 5 feuillets en moyenne), que de se lancer dans la rédaction d’un roman qui lui se déroule sur la durée de plusieurs mois voir plus ! Et puis aussi, je fonctionne pour ainsi dire uniquement par affinités électives, c’est-à-dire que j’interviewe, j’écris des articles concernant des livres, éditions, films, musiques et personnes…. qui me bottent. Je considère la critique positive comme constructive et valorisante. Si je n’ai pas apprécié je préfère ne pas en parler. Ça vient aussi sans doute du fait que je suis moi-même auteur et donc très sensible à la critique et solidaire des autres créatrices et créateurs. De plus au Mague, j’ai entière liberté de mes propos et on a une politique culturelle hors des sentiers battus par tous les grands médias convulsifs, qui nous resservent toujours la même soupe merdique. On préfère parler des gens simples comme toi ou moi mais qui respirent une certaine singularité. De plus je ne m’intéresse uniquement qu’aux romans édités à compte d’éditeur. Le Mague m’a permis de rencontrer des personnes formidables dont mon héros littéraire Jean Vautrin qui m’a reçu chez lui en toute simplicité et en partage de toute sa fraternité. Ce fut un moment magique et inoubliable !
 

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6673    
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6678  
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6689  


 

 

- As-tu d'autres projets littéraires en préparation ?

 

 

J’écris en ce moment une suite de « Dagmar » qui se situe uniquement dans le Médoc. Chaque tête de chapitre est illustrée par une photo en couleur où apparait ma vampire motarde vraiment bien balancée, féminine en chair et en os, le sourire carnassier à craquer. Sinon pour parler de mon actualité littéraire, début janvier 2013 s’il n’y a pas de retard, devrait paraitre mon recueil de « Nouvelles naturistes » toujours aux éditions Kirographaires où j’ai réussi à caser une nouvelle fantastique et motarde (rires) :  
http://www.edkiro.fr/nouvelles-naturistes  



 

 

A suivre comme on dit. Au fait si tu me permets Gaëlle, sachant pour moi-même la grande difficulté de se faire éditer, aux lectrices et lecteurs qui se cherchent éditions à portée de leur clavier, je ne saurai trop leur recommander ce site fort à propos, instructif et surtout très objectif sur le petit monde de l’édition sous toutes ses facettes vu de l’intérieur : 
http://www.enviedecrire.com/  

 

 

Pour tout savoir sur « Dagmar » (critiques, actualité, où et comment se le procurer… et y laisser votre griffe c’est sur : http://www.syblio.com/dagmar  

 

Egalement quelques nouvelles sur mon fesse de bouc : http://www.facebook.com/#!/franckditbart  et sur mon blog : http://franckditbart.over-blog.com/  


 

Un grand merci à toi Gaëlle et longue et belle vie à l’Imaginarius francophone, surtout pas aphone au Canada et sur toute la planète terre et même par-delà les espaces intergalactiques, chic chic alors !

Salutations fraternelles également à toutes les cousines et cousins de Montréal et du Québec et qu’un vent de casseroles sème la révolte du printemps érable aux quatre saisons !


- Merci à toi Franck, pour tant de bonne humeur et d'enthousiasme communicatifs ! 

 

L’article en ligne : http://limaginarius.wifeo.com/portraits-dauteurs-aout-2012.php

 

 

04/08/2012 — Source : L'IMAGINARIUS

Moto Magazine

Gonflé

Un drôle d’auteur que ce Franck dit Bart ! Il propose une histoire, de vampire dans laquelle une protagoniste aux dents longues roule d’aventures nocturnes en beuveries sanguines sur une anodine Honda NTV. Il détricote l’histoire et légende entremêlées, fait des rebonds d’une époque à l’autre, au cours d’un récit regorgeant de tête-à-queue. Du style, il en a, à en faire perdre le sens commun au lecteur. Surréaliste !

 

Par Nicolas Grumel journaliste et écrivain

28/06/2012

Die Kuhzeitung

Sur le blog « Die Kuhzeitung », une jeune femme vraiment très sensible a beaucoup apprécié Dagmar !

 

« Drôle d'histoire que cette histoire-là, une histoire à mi-chemin entre l'historique et le fantastique, un grand melting pot de tout et de rien, mais pas de n'importe quoi non plus. Drôle d'écriture que celle de Franck dit Bart, qui saute d'un mot à l'autre allègrement et semble ne pas se préoccuper outre mesure que ses phrases aient un sens. Drôle d'humour aussi, très farfelu, à la fois facile et intelligent ».

19/06/2012 — Source : Die Kuhzeitung

Facebook de Nicolas Grumel

Nicolas Grumel journaliste et auteur sur son face de bouc daté du mardi 19 juin appelle cet été à se dorer la pliure entre les pages de Dagmar.

 

« Amateurs du genre vampires, voici l'histoire revisitée à la mode totalement loufoque de Franck Dit Bart, auteur hors normes aux pouvoirs rédactionnels totalement incontrôlables ! Ne cherchez pas un sens à ce récit, laissez-vous plutôt guider dans les méandres des aventures de Dagmar et de ses filles de joies… L'été approche, risquez-vous à défier les vampires sur la serviette de bain ! »

19/06/2012 — Source : Facebook de Nicolas Grumel

le blog de Pascal Kneuss : Dagmar de Franck dit Bart – comment revisiter un style…

« Je découvre et fais connaissance avec Franck dit Bart par ce roman fou, ce récit ou plutôt ce conte - comte de Transylvanie? - qui m'a totalement déconcerté. Oui car ce livre puissamment déganté et engagé met en scène Dagmar, jeune fille devenue vampire suite à une rencontre inopinée. Mais pas le genre de goule que vous retrouvez dans certaines séries débiles qui envahi nos écrans et qui noircissent les lignes de certains romans vampiriques que je qualifierais de... classiques, ordinaires et banals. Ce n'est pas non plus ici que vous retrouverez une ambiance de Dracula ! »… 

Le mague

Dagmar de Franck dit Bart, un polar fantastique et jubilatoire

 

"Littérature florissante et joyeuse autour d’une héroïne à double face : Dagmar mortelle de 16 ans alias Bluty jeunefemme vampire. Une histoire à rebondissements à Berlin, en Gironde à Paris et sa région et Ascona en Suisse sur plusieurs périodes. Elle est entourée de personnages forts en thème, roman initiatique sur fond de vengeance de son amante et mère adoptive qui l’a créée à la vie éternelle. La chasse aux immortelles femelles insoumises et révoltées est ouverte. Une dynamique et un style constant vous incitent à tourner les pages, le regard en haleine jusqu’au mot fin. Vous n’êtes qu’au début de vos étonnements à lire Dagmar, un roman hors norme qui révolutionne la littérature de genre"...

07/05/2012 — Source : Le mague

lelitteraire.com

 

Dagmar

sang pour sang

 

Dès la couverture vous savez que vous avez en mains quelque chose de particulier. C’est d’ailleurs bien l’un des raisons qui vous fait lire ce journal en ligne : sortir des chemins banalisés de l’acte commercial et tenter de dénicher parmi les perles littéraires celle qui vous donnera du plaisir. Exit donc Marc-Levy de nos colonnes ce qui nous permet de lorgner vers d’autres horizons. Kirographaires est l’une de ces maisons indépendantes qui œuvrent dans l’ombre du Média pour mieux semer ses petites graines d’irrévérence à la pensée unique.

Dès la couverture donc, vous sentez cette musique picturale qui appelle des possibles poétiques comme des petits matins pluvieux. Ce livre est intriguant. Vous passez au quatrième de couverture et vous tombez de votre chaise…. Chassés croisés entre les jointures des siècles, cette histoire de fantômes suceurs de sang pourrait bien être aussi un résumé cynique des us et coutumes d’un monde dans lequel on évolue désormais sans plus se rendre compte de l’état de décrépitude dans lequel il a sombré… Rien ne vaut un peu de piment sur la plaie pour lui redonner l’attention qu’elle mérite. A l’instar du titre de cet article emprunté à un film des frères Cohen qui, eux aussi, ne déméritent pas dans la transgression et l’esprit créatif bordeline…

 

Dagmar, alias Bluty, cherche à venger son amante-mère  adoptive Wampa, car il faut bien un prétexte pour démarrer une trame. La vendetta n’aura pas lieu en Corse mais dans le Médoc, mafiosa surréaliste dans le concert de jurons que ni les policiers ni le savant fou venu des Carpates ne parviendront à conclure en ayant le dernier mot. Car la langue de Franck dit Bart n’est pas de tout repos. On vous l’a dit, ici ce n’est pas Marc Levy que l’on passe au crible. Bart vous demandera un peu d’attention. N’est pas San Antonio qui veut et diable que les premières pages sont compliquées. Même les habitués de ses frasques chroniques sous le masque de la Singette (qui en jette), d’ailleurs présente ici aussi en tant que doudou (sic) en seront pour leur peine car, si l’humour décalé de la syntaxe compliquée sont plaisants à lire le temps d’un article, il en demeure tout autrement pour un roman. Mais le plaisir n’est jamais au bout de la ligne droite, trop facile ! Un effort est demandé au candidat lecteur qui, une fois nettoyé son esprits des facilités habituelles et des néologismes de nos crétins médiatisés, pourra savourer le suc de ce jus-là, bravache, bavard, pointu, pimenté, salace et salvateur ; bref, une langue nouvelle qui nous faire dire que certains devraient un peu ouvrir  leur mirettes au lieu de nous servir le sempiternel et identique livre écrit par un clone se pensant écrivain…

 

Passion, chasse à la femme vampire, peinture début du siècle (le 20ème), Berlin et Gironde, deux époques dont deux mondes qui se chevauchent dans les grandes heures libertines pour donner un objet littéraire coulant, collant, poisseux qui vous rivera à votre siège comme si un zest de perversité vous imposait de ne pas le refermer avant de l’avoir fini. Si, si… tous en nous nous avons cet atome de vice qui nous fait rire des malheurs et transpirer des plaisirs d’autrui, même si ce n’est qu’une histoire de papier.

Osez Dagmar, vous adorerez ou le jetterez aux orties, mais vous ne pourrez pas dire que vous êtes passé à côté d’une œuvre littéraire à part entière…

 

François Xavier, le 4 mai 2012

 

Franck dit Bart, Dagmar, Kirographaires , mars 2012, 200 p, 18,45 euros

 

 

04/05/2012 — Source : lelitteraire.com

Le Mague

Interview par la Singette qui en jette !!!!!!!!

 

Dagmar », le roman d’une jeune femme vampire insoumise et sensuelle !

 

Franchement, Franck dit Bart est indécent. Il a osé me lâcher quelques bribes à propos de son roman « Dagmar ».On y apprend quelques mœurs vampiriques que la morale réprouve. La liberté de ton et les agissements sexuels et mentaux de son héroïne sont totalement scandaleux. Mais que fait notre sainte mère l’église ? Le trop de liberté de Dagmar, c’est un scandale permanent. Mais que fait la police pour interdire de telles publications. A d’autres époques assez récentes on brûlait les livres pour moins que ça. Brûlez « Dagmar » et qu’un feu de joie vous réjouisse un ordre nouveau et fort. Amen !

 

04/04/2012 — Source : Le Mague
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