Dominique BACARISSE, un auteur atypique!
Un Univers Underground et Borderline

La revue de presse

LE DEMOCRATE INDEPENDANT

 

Le Bergeracois Dominique Bacarisse signe un roman de science fiction
 
La Nef du chaos, un roman d'anticipation dans lequel les icônes actuelles et le monde religion sont remplacés... 



Article rédigé par : 
Valérie Hubert-Cassant
09/12/2011 — Source : LE DEMOCRATE INDEPENDANT

SUD-OUEST Dordogne

 

Mardi 18 mai 2010 à 06h00 | Mis à jour le 18 mai 2010 à 09h13
Par ARNAULD BERNARD

Fiction inspirée d'une adolescence dans le Bergeracois

 

Souvenirs de jeunesse dans les seventies de Dominique Bacarisse.

  Dominique Bacarisse sur la passerelle sur laquelle il a si souvent « glandé »…  photo arnauld bernard

Dominique Bacarisse sur la passerelle sur laquelle il a si souvent « glandé »…PHOTO ARNAULD BERNARD

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Dominique Bacarisse a mis trois ans à réunir les différents tableaux de son roman-patchwork, « Un Calicot au cœur ». Il a commencé par écrire à la troisième personne, puis s'est ravisé. Difficile de le nier. Même s'il rejette l'idée d'avoir écrit un roman autobiographique, ce Bergeracois de 54 ans, qui vit aujourd'hui à Fraisse, a largement puisé dans l'album de souvenirs.

« C'est une auto-fiction. Ce n'est pas autobiographique, mais je m'inspire de ma jeunesse à Bergerac. C'était une idée qui me travaillait depuis longtemps. J'ai eu un parcours atypique, j'ai beaucoup voyagé, fréquenté les milieux "underground" à travers l'Europe et cela fait une dizaine d'années que je me consacre à l'écriture. Pour ce livre, j'ai voulu brouiller les pistes, que les lecteurs de ma génération puissent s'y retrouver, mais aussi que les adolescents puissent découvrir cette époque dont nous avons fait un mythe. »

Menthe à l'eau à l'Entracte

En utilisant des noms d'emprunt, donc, Dominique Bacarisse a glissé dans son ouvrage des dizaines de clins d'œil à la jeunesse bergeracoise des années 1970. Lieux de rendez-vous, magasins devenus des institutions locales, cinéma Cyrano de la première heure, album des Rolling Stones et virées en mobylette, tous les symboles de l'époque sont réunis.

« Le seul lieu dont j'ai vraiment gardé le nom, c'est le café dans lequel on se retrouvait, l'Entracte, qui a d'ailleurs changé de nom depuis. On allait très souvent au cinéma et, après, on allait boire des verres dans cette brasserie. On y passait des heures. La toile, à l'époque, c'était l'avant-première d'"Orange mécanique", "l'Aveux" de Costa-Gavras, les Fellini… Avec le rock, c'était une fenêtre ouverte sur ce qui se passait à l'extérieur, loin de notre petite ville de province. »

Danser au Cellier

Élève du lycée Henri IV, la place de la République était à l'époque, pour Dominique, bien plus qu'un parking vide. « Le kiosque à musique, par exemple, était le lieu de rendez-vous, pour fumer en cachette ou pour embrasser les filles. » Pas sûr que la récente installation de l'édifice, dans le parc Jean-Jaurès, change quelque chose à ce rituel immémorial.

Comme dans toutes les villes de province, les endroits où danser se comptaient sur les doigts de la main. « La discothèque où les jeunes sortent, dans mon livre, c'est un beau corps de ferme, avec un chemin en pierres pour y accéder. Certains pourront reconnaître l'ambiance qui régnait dans la discothèque Le Cellier, du château Mounet-Sully. C'était à la sortie de la ville, on y allait en mobylette, c'était l'objet de plaisir, mais aussi l'objet de mort. »

Pendant ce temps-là, le rock arrivait à Bergerac au rythme des cargaisons de disques d'import. « Le magasin était sur la place des halles, c'est là qu'on allait chercher nos disques, pirates, imports anglais, américains… Il ne faut pas croire, on trouvait absolument tout. Grâce à quelques mecs géniaux, on recevait les Doors en temps réels ! » Un autre endroit que la génération « seventies » reconnaîtra sûrement, c'est le jardin Perdoux. La petite balustrade qui enjambe l'eau prend pour l'auteur une portée symbolique. « Pour nous, c'était le jardin perdu. Le pont, c'est un peu un truc initiatique, à la croisée des chemins. On refaisait le monde, c'était le règne des utopies. Cette passerelle, j'ai aussi voulu qu'elle figure dans mon récit, pour justement cette portée symbolique. On n'imagine pas le nombre de grandes décisions et de rêves qui se sont brisés sur cette passerelle… À l'époque, les adultes nous regardaient en souriant. Quand je vois comment ça se passe aujourd'hui, je me dis que les temps ont quand même un peu changé. »

« Un Calicot au cœur », Édilivre.com ; prix : 21 euros.

Bergerac · Dordogne · littérature
18/05/2010 — Source : SUD-OUEST Dordogne
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