Une opération soigneusement préparée visant à libérer l'un des plus dangereux terroristes détenus en France, une organisation mystérieuse et tentaculaire, une centrale nucléaire menacée...
Des personnes proches de l'affaire qui passent de vie à trépas...
Un duo de choc engagé dans une course contre la montre...
Et au final une menace dépassant de loin tout ce qu'on aurait pu imaginer... Tels sont les ingrédients de ce thriller technologique...
Entre action et aventure , plongez au cœur des services secrets français avec Les chevaliers de Thésée et découvrez les intrigues et les complots qui se nouent en son sein. Riche et rythmé, cet ouvrage vous tiendra en haleine jusqu'au dernier moment !
EXTRAIT
L'autopsie pratiquée révéla que l’homme avait reçu une injection d’un corticoïde d’une concentration si forte qu’elle avait inéluctablement entraîné la mort.
De retour à Paris, 7, rue Nélaton, au siège de la D.S.T., Legoff enrageait de n'avoir pas su prévoir qu'on éliminerait un témoin potentiel. Présent dans le bureau, le Capitaine Forestier, lui ne
Pouvait croire à la thèse de l’accident cardiaque, à laquelle aurait succombé son collaborateur dans un train. Le seul fait que sa mallette contenant les informations piratées à la banque de Genève ait disparu, suffisait amplement pour envisager un décès nettement moins naturel.
- Loïc, ils ont flingué mon informaticien. Son P.C. portable a disparu avec toutes les infos, mais j’avais conservé un CD contenant les données sur le travail accompli. Étant donné les fuites dont nous sommes victimes, je vous demande de ne parler de ceci à personne. A partir de maintenant, nous devons faire remonter un minimum de renseignements concernant nos investigations, et, à mon avis, vous devriez interpeller le type qui loge dans la villa de Champigny.
- Je crois, en effet, que nous ne pouvons plus désormais agir différemment.
Pendant que Forestier et Legoff décidaient de leur plan, à Champigny, une fourgonnette jaune des P.T.T. remontait la rue des acacias ; le conducteur ne s'arrêtait jamais pour déposer du courrier dans les boites aux lettres.
Arrivé à la hauteur de la villa surveillée par les policiers, il arrêta son véhicule. Les fonctionnaires en planque dans un camion-pizza stationné non loin, le virent entrer dans la cour avec un colis sous le bras, et sonner à la porte.
- Bonjour. Un colis pour vous. Fît le postier au jeune homme qui apparaissait devant lui.
- Entrez.
Le facteur s'exécuta. Et tout en plaçant son index à la verticale de ses lèvres, il montra le dessous de son colis où était inscrit au feutre rouge : il y a des micros et la maison est cernée par les flics.
- Veuillez signer ici s'il vous plaît. Ajouta le faux postier, sachant que la police était à l’écoute.
Puis, tout en continuant une pseudo-discussion, il fît comprendre à son interlocuteur de descendre à la cave ; et il lui emboîta le pas.
- Bon ici nous sommes tranquilles.
- Mais comment les flics sont ils arrivés jusqu'ici ?
- Peu importe. Mais j'ai bel et bien un colis pour toi.
Joignant le geste à la parole, l'employé des P.T.T. ouvrit la boite qu'il tenait, et en sortit un pistolet muni d'un silencieux.
Il tira deux fois. Le bruit était sourd et le son mat.
Calmement, il remonta l'escalier, puis sortit de la villa, remonta dans sa Renault jaune pâle et disparut.
C’est à cet instant que le responsable du dispositif policier en place reçut l’ordre d’investir la villa et d’interpeller son occupant.
Arme au poing, et brassard sur la manche, une quinzaine de fonctionnaires de la D.S.T. pénétrèrent dans le pavillon sans rencontrer âme qui vive. Mais un policier descendît à la cave, et découvrit un corps dont le décès remontait à moins d’une demi-heure.
Le deuxième homme qui aurait permis de remonter la filière avait été éliminé.
Quelques heures plus tard on retrouva la fourgonnette des P.T.T. Incendiée à quelques kilomètres de Champigny.
Informé du résultat des opérations, Legoff convoqua le responsable de la surveillance de la villa.
- Vous êtes certain de n'avoir pas été repérés ?
- Nous avons pris toutes les précautions. Nous changions régulièrement de sous-marin. Il n'y avait aucun risque.
- Pourtant vous avez été repérés, il n'y a pas d'autre explication possible. Le stratagème du facteur le démontre. Sinon pourquoi avoir inventé ce subterfuge pour refroidir ce type ?
Legoff rencontra ensuite Forestier afin de faire le point sur l’évolution de leurs investigations respectives.
- Bien, tous les individus ayant participé de près ou de loin à notre affaire sont aujourd’hui partis pour un monde meilleur. Mais, par contre, si la fameuse infirmière n’est pas partie soigner Saint Pierre, nous pourrions lui poser une ou deux questions, si nous la retrouvons. Quand à vous, Jean Marc, vous disposez d’un CD contenant les informations piquées à Genève ; et ça, « ils » ne le savent pas...
- Qui ça « ils » ? J’avais posé la même question à Müller, il n’a pas eu le temps de me répondre. Mais si vous avez une idée Loïc, alors dites-le !
- Mais votre D.G.S.E. est une véritable passoire ! Un de mes collègues m’a montré l’autre jour une traduction Coréenne d’un rapport écrit par un de vos agents opérant actuellement chez Texas instruments.
- Loïc, vous n’allez me jouer le refrain de la guéguerre entre nos maisons respectives. Si tu dis ton secret à ton ami, ton ami a un ami aussi, dit le proverbe. Moralité, je ne devrais pas vous faire confiance et vous ne devriez pas me faire confiance non plus...